Le premier long métrage de Marco Bellocchio, « Les Poings dans les poches », fête cette année son soixantième anniversaire. À sa sortie, cette œuvre a suscité un vif intérêt critique, étant considérée comme une réponse italienne à la Nouvelle Vague française. Retraçant le parcours de révolte d’un jeune bourgeois qui s’oppose à sa famille et sombre peu à peu dans la folie, « Les Poings dans les poches » reste, même vu aujourd’hui, un chef-d’œuvre audacieux et révolutionnaire. Les cris de colère que pousse son protagoniste résonnent notamment à travers toute la filmographie de Marco Bellocchio au cours des soixante années qui suivent.
« Lorsque j’ai fait « Les Poings dans les poches », mon premier désir était de comprendre « qui je suis ». J’étais alors très jeune, j’avais environ 24 ou 25 ans, et j’avais obtenu un diplôme de réalisation, mais cela ne suffisait pas. Je voulais me mettre à l’épreuve. J’ai donc décidé, très concrètement, de faire un petit film avec un petit budget. Le tournage s’est déroulé à Bobbio, où je me rendais à chaque période de vacances. Travailler dans la maison de ma mère et de mon père, un lieu très familier, m’a beaucoup aidé. »
— Marco Bellocchio, Radio France, 2023
* Une cérémonie de remise du « Prix d’honneur Cinema Master du Festival international du film de Busan » est prévue avant la projection.
Note de programme de SEO SeungheeTraduit par l’IA
Photos du film(5)
Séances(2)
dim. 21/09
16:3018:45
Busan Cinema Center – salle moyenne
247GVKE, Sous-titres coréens + sous-titres ou dialogues anglais
lun. 22/09
10:0011:50
Centre du cinéma de Busan – Cinémathèque
336KE, Sous-titres coréens + sous-titres ou dialogues anglais
Né à Florence, en Italie, en 1939, Marco Bellocchio est l’un des cinéastes italiens les plus éminents, dont la carrière s’étend sur les XXe et XXIe siècles. Son premier long métrage, « Les Poings dans les poches » (1965), a été projeté au Festival de Locarno, marquant son apparition sur la scène cinématographique internationale. Avec son deuxième long métrage, « La Chine est proche » (1967), réalisé alors qu’il avait une vingtaine d’années, il a remporté le prix spécial du jury à la Mostra de Venise et s’est rapidement imposé comme un nouveau talent. Depuis, à travers des œuvres telles que « Viol en première page » (1972), « Les Yeux et la bouche » (1982) et « Buongiorno, notte » (2003), Marco Bellocchio a construit un univers cinématographique singulier qui examine avec acuité les réalités politiques et la psyché humaine. En particulier, « Buongiorno, notte » proposait une réinterprétation audacieuse de l’enlèvement d’Aldo Moro, qui lui a valu une large reconnaissance critique. En 2011, il a reçu le Lion d’or pour l’ensemble de sa carrière à la Mostra de Venise, consolidant son statut de maître. Pour marquer le 50e anniversaire de sa carrière de cinéaste, de grandes rétrospectives ont été organisées dans le monde entier, notamment au MoMA de New York, au Festival de La Rochelle et au BFI de Londres. Sa profonde influence sur le cinéma a de nouveau été reconnue au Festival de Cannes en 2021, où il a reçu la Palme d’or d’honneur. Poursuivant activement son travail ces dernières années, Marco Bellocchio a sorti la série « Esterno notte » (2022) et les longs métrages « L'Enlèvement » (2023) et « If I May » (2024), qui témoignent tous de son engagement lucide à l’égard de la société italienne contemporaine et de l’histoire italienne. Inlassable dans son exploration de son époque comme de la condition humaine, Marco Bellocchio s’impose comme l’un des plus grands maîtres vivants du cinéma mondial.
Traduit par l’IA
Source : Festival international du film de Busan 2025, N° 30