Son grand frère est mort. Lui qui ne cherchait pas un emploi convenable, qui ne cessait de harceler sa sœur cadette pour lui demander de l’argent et qui n’avait pas pu être au chevet de leur mère à sa mort semblait vivre heureux, marié et père d’un enfant, mais il avait vite divorcé de nouveau. Ce grand frère, égoïste et encombrant toute sa vie, est mort soudainement et s’est réduit à une poignée de cendres. Quatre jours suffisent-ils pour mettre en ordre la vie d’une personne ? Riko quitte la maison pour accompagner dans son dernier voyage ce frère qu’elle détestait. Après avoir montré son talent pour raconter des histoires de famille avec chaleur et humour dans « Her Love boils Bathwater » (2016), « A long goodbye » (2019) et « La Famille Asada » (2020), le réalisateur Ryota Nakano interroge avec fraîcheur, dans « Mon grand frère et moi », ces paroles qu’il faut prononcer parce qu’on est de la même famille, mais qu’on n’a justement pas osé dire pour cette raison. Par leur jeu léger et détendu, Ko Shibasaki et Jo Odagiri abordent un sujet qui pourrait être pesant et inconfortable, pour finalement proposer une réponse porteuse d’espoir.